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Combats du Rif Imprimer Envoyer
Le Génie militaire - Les régiments de génie


Le Haut Leben
Source colonel L. Voinot



Avril 1919, les combats d’Aïn Médiouna

Le 31 mars 1919, une harka menaçant les reconnaissances françaises chez les Beni Oulid, le commandement détache en hâte un fort groupement au piton des Gueznaïa. Le capitaine Macouillard, qui le commande, met 5 heures pour atteindre la position indiquée et s’y retranche précipitamment. Dès le lendemain, 1er avril, il est attaqué au point du jour; à la faveur du brouillard les assaillants sont parvenus sans être vus à quelques mètres des tranchées. Une lutte acharnée donne lieu à des corps à corps sanglants, les canonniers combattent jusqu’à la dernière extrémité et se font tuer sur leurs pièces. Malgré plusieurs charges à la baïonnette les défenseurs sont bientôt submergés. Blessé grièvement, le capitaine Macouillard prescrit au lieutenant Biron de se replier avec l’effectif survivant sur le camp retranché d’Aïn Médiouna qui se trouve à environ 2 kilomètres; 50 blessés seulement y parviennent alors que tous les officiers ont été tués, par faute des habitants du village qui ont tendu une embuscade aux combattants qui se repliaient. Bientôt, la harka se jette sur le camp retranché mais le lieutenant Salomon, qui a mis ses canons directement en batterie sur les terrasses de la kasbah de Médiouna, tient les attaquants à distance. Malheureusement les tribus alentour affluent au son du canon et commencent l’attaque du camp; sous la mitraille la troupe n’a plus qu’à se replier par échelons sur la kasbah. A ce moment, les partisans lâchent pied et passent du côté des assaillants. Une partie seulement de l’effectif réussit à s’approcher de la kasbah, mais au moment de franchir le découvert, un déluge de feu s’abat sur la zone. Coupé de la kasbah et pressé de toutes parts, le capitaine Chanut décide, avant son encerclement complet, de se replier sur Aïn Mâatouf avec quelques fractions de survivants.
Alors que les pertes makhzen sont déjà de 296 tués ou disparus, dont 4 officiers et 67 blessés, une poignée d’hommes enfermée dans ce réduit va se défendre héroïquement pendant quatre jours contre les Rifains, vingt fois supérieurs en nombre. Malgré les assauts répétés, ils vont tenir grâce à l’énergie des lieutenants Salomon et André, grâce aux avions du commandant Viguerie qui mitrailleront à basse altitude les assaillants ou qui jetteront des vivres ou de l’eau en pains de glace aux défenseurs. Entre-temps, un groupe mobile, rassemblé à la hâte, converge vers Médiouna, à marches forcées à travers un pays accidenté où les pluies ont détrempé le sol. Le 4 au soir, 10 compagnies d’infanterie, 7 sections de mitrailleuses, 10 pelotons de cavalerie, une batterie de 75 et 3 sections de 65 de montagne se trouvent concentrés à Aïn Mâatouf, sous les ordres du lieutenant-colonel Huré. Le 5 avril, en matinée, elle livre combat aux assiégeants. Un bataillon de tirailleurs tunisiens se lance à l’assaut et s’empare de tous ses objectifs; de leur côté, les légionnaires et les spahis attaquent avec leur élan habituel et bousculent leurs adversaires ce qui permet de dégager la kasbah d’Aïn Médiouna. Mais l’ennemi mène un vigoureux retour offensif qui aboutit à de violents corps à corps. A l’extrémité de la ligne de feu, une section de mitrailleuses de la Légion montée subit des pertes sévères; l’escadron de spahis du lieutenant Bonefoy soutient le choc à pied. Le succès reste enfin aux troupes makhzen mais il leur en a coûté 24 tués et 59 blessés. Les jours suivants, des troupes fraîches battent le terrain; le 11, Huré se porte au jebel Gueznaïa où on recherche et inhume les cadavres abandonnés. Le 1er mai, le village félon est détruit et le 12, des avions bombardent les tribus qui ont donné asile et assisté la harka, pendant ce temps la kasbah d’Aïn Médiouna est transformée en poste militaire.

* En 1933, le commandant du Cercle du Haut Ouergha fera sceller, à la base du monument aux morts d’Aïn Aïcha, une plaque commémorative dédiée A la mémoire des braves glorieusement tombés au cours des combats livrés les 1er et 5 avril 1919, dans la région de Had Recifa - Médiouna.




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Stèle commémorative et cimetière d'Aïn Aïcha (photos d'époque)

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Le cimetière au moment des combats



26-27 avril 1919, le combat de Had Recifa

Malheureusement, malgré son échec à Aïn Médiouna, la harka s’est grossie de populations rifaines, menacées d’une disette sévère, qui ont cru la route de Fès ouverte après l’attaque réussie du 1er avril contre le groupe mobile retranché au jebel Gueznaïa; de forts contingents se sont avancés vers le Sud dans l’espoir de razzias pour survivre. Le 22 avril, une horde famélique d’environ 5000 combattants armés pille les cultures des fractions Sanhadja fidèles au Makhzen; elle déborde vite chez les Rioua, puis chez les Mezziat, qui fuient devant cette invasion rifaine. Le 25, des contingents tentent de franchir l’Ouergha au gué de Had Recifa. Dans la nuit du 26 avril, tous les villages makhzen en bordure de l’Ouergha sont en flammes. La colonne Huré, arrivée en secours à marches forcées, est violemment prise à partie à Had Recifa par des assaillants qui dévalent les pentes à couvert des fourrés. Durant toute la nuit, sous la pluie, leurs masses se jettent sur le bivouac hâtivement retranché qui se défend par un feu d’enfer. Le 27 au matin, la harka s’est retirée; la colonne se dirige alors vers Aïn Mâatouf où elle peut se ravitailler et évacuer les blessés. Aux abords de l’oued Leben, le terrain est difficile; les canons ont du mal à passer pendant que quelques éléments isolés de la harka en profitent pour harceler la colonne en partie à découvert. Pendant ces deux jours, les forces makhzen ont perdu 12 tués et 63 blessés, dont 4 officiers.
Les jours suivants sont employés à des reconnaissances, à la construction de postes et de blockhaus. On organise des bastions fortifiés à Aïn Mâatouf, Oued Drader, Médiouna, Koudiat-Koulel et Bab Mizab. La courtine entre Aïn Mâatouf et Kalâa des Sless est jalonnée par les postes d’Aïn Aïcha, Gara Aloua et Koudiet Oulad Ali. Quand Lyautey visite le camp d’Aïn Aïcha en compagnie de Louis Barthou, le 3 mai, la situation militaire est stabilisée car la harka sérieusement étrillée a préféré retourner dans ses montagnes.

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30 avril 1925, l’embuscade du col des Oulad Daoud

Lors de la grande ruée rifaine de 1925, on place à Tissa une compagnie de tirailleurs et une batterie, afin de parer à tout événement. Mais la petite garnison reste peu de temps dans le poste; le 1er avril, elle doit rallier Aïn Aïcha, où une concentration de troupes est prévue. Sur ces entrefaites, l’attaque d’Abdelkrim, en direction de Fès, amène la défection des tribus de la rive droite de l’Ouergha. Fin avril, les Rifains s’infiltrent au Sud vers la Gara Aloua où ils se heurtent à l’énergique résistance des fractions Hayaïna du caïd Zourgane. Pour tenir tête aux envahisseurs, la pénurie des effectifs oblige à de nombreux mouvements de troupes. Un groupe mobile aux ordres du colonel Freydenberg, est en formation sur l’Inaouen et à Tissa. Un bataillon d’infanterie coloniale et une batterie reçoivent l’ordre de se diriger d’Aïn Aïcha sur Tissa. Le 30 avril, ils sont assaillis au col des Oulad Daoud; le détachement perd 23 tués, dont les lieutenants Berthet et Pagnard, 2 disparus et 27 blessés*. A ce moment, l’ennemi se trouve en force à Bab Mizab; il lance, au-delà de l’Ouergha, des éléments qui coupent un instant la route de Tissa à Amelil, le 1er mai, et menace Zerarka. Fin mai, ils se montrent très offensifs; la pression exercée sur les Hayaïna jusqu’au voisinage de Tissa s’accentue. Au commencement de juin, les Rifains parviennent à franchir l’Ouergha, à l’Ouest d’Aïn Aïcha; les Hayaïna repoussent ces avant-gardes. Comme l’ennemi a échoué dans ses attaques contre Taounate, il décide de tourner la position par l’Est, afin de s’ouvrir la route de Fès. Dès le 21 juin, des groupes importants forcent la couverture de partisans du Haut Leben à se replier; des pointes ennemies atteignent alors Zerarka et Marnissa. Fort heureusement l’intervention des forces du général Billotte arrête cette offensive. Le groupe Lagarde se porte, le 26, de Tissa sur le Haut Leben et nettoie le pays.
Malgré le succès de la contre-attaque des forces makhzen, Abdelkrim s’acharne toujours en direction de Fès. Dans la première quinzaine de juillet, le danger croît de jour en jour; des nouvelles alarmantes circulent; les tribus se soulèvent les unes après les autres. Des reconnaissances de cavalerie très puissantes opèrent sur la rive méridionale de l’Ouergha; un groupe de 500 dissidents tente de s’installer à une douzaine de kilomètres au Sud de Tissa, pour se rendre maître de la route d’Aïn Aïcha à Fès. Le commandement envisage alors un repli sur Tissa de toutes les troupes du secteur que commande le colonel Noguès, c’est-à-dire entre Taounate et Aïn Mâatouf. Si chaude que soit l’alerte, Noguès parvient à reprendre le dessus. Les forces supplétives et les partisans de Tissa contiennent les infiltrations ennemies chez les Hayaïna, au voisinage des Tsoul, pendant que Billotte organise la riposte. Le 18 juillet, Noguès va au secours des postes assiégés. Ce jour-là, des contingents rifains tentent de s’opposer à sa marche, mais l’artillerie leur cause de telles pertes qu’ils hésitent. Après avoir débloqué Aïn Aïcha, le lendemain, la colonne poursuit le dégagement du territoire au Nord de l’Ouergha.
Par la suite, la situation s’améliore, grâce à l’entrée en ligne des renforts successifs. On réorganise alors le commandement; le général Billotte, qui est placé à la tête du secteur du Haut Ouergha, s’installe à Tissa. En septembre, lorsque ses troupes ont rejeté les Rifains de la région d’Aïn Mâatouf, le calme revient chez les Hayaïna; un actif mouvement de soumission s’établit alors.

* Une stèle commémorative de ce combat sera élevée en face de la maison cantonnière, au bord de la route Fès - Aïn Aïcha.




Mai-juin 1925, nouveaux combats à Aïn Médiouna

En ce début de mai 1925, la pression rifaine s’accentue; le 5, les partisans Tsoul et Branès réussissent pendant vingt-quatre heures à arrêter de forts contingents qui cherchent à s’ouvrir la route vers le Sud. Le 9, le colonel Freydenberg se porte de gara Mezziat à Aïn Mâatouf, qu’il ravitaille et évacue les blessés de l’attaque du 8. Le groupe mobile se dirige ensuite sur Aïn Médiouna, où il exécute la même opération sous une vive fusillade, en refoulant les assaillants. Mais l’acharnement des Rifains ne permet pas d’arriver jusqu’au bureau des Affaires Indigènes, qui se trouve à une certaine distance en contrebas du poste militaire. Ce bureau, construit en plein bois d’oliviers, est comme tous ceux des A.I., agréablement accessible et tout appareil de guerre en est banni. La sécurité y perd si la politique y gagne. Dans ce poste, le capitaine Resplandy, chef de bureau, blessé en combattant, le soldat Demur et quelques mokhaznis tiennent encore : ceux-ci cherchent déjà à se faire pardonner leur fidélité aux roumis. Seule la présence de leur capitaine les empêche de s’insurger mais le drame est inévitable. Un soir, le chaouch du poste se jette sur l’officier qui ne peut opposer de résistance et est tué à bout portant. Demur abat alors le meurtrier; au bruit des coups de feu, les mokhaznis accourent. Demur est entouré et massacré... le poste est alors livré aux Rifains*. Ce sera le seul cas du genre à citer au cours de la campagne du Rif.
Freydenberg décide alors de ne plus risquer la vie de ses hommes à une reconquête inutile; sa colonne retourne le soir même à gara Mezziat, harcelée par les Rifains. Entre-temps, à Taza, un nouveau groupe mobile est constitué sous les ordre du colonel Cambay pour attirer les Rifains afin que le siège des postes soit allégé. Afin d’aider la colonne Freydenberg, Cambay marche sur Aïn Médiouna; le 21 mai, il livre un violent combat pour atteindre le plateau, d’où il domine le poste toujours encerclé. Vers 13 heures, après une lutte terrible contre un adversaire fortement retranché, la garnison est enfin dégagée mais deux officiers ont perdu la vie. Cambay poursuit son offensive victorieuse dans le Haut Leben mais le lendemain la situation oblige le général de Chambrun à renvoyer d’urgence sa colonne vers l’Est.

* Un monument commémoratif se trouvait à l’emplacement de l’ancien bureau des Affaires Indigènes de Médiouna. La plaque portait l’inscription suivante : “Ici repose, à l’endroit où il est tombé, le capitaine Resplandy, chef du bureau des A.I. d’Aïn Médiouna, tué à l’ennemi le 18 mai 1925”. La date était erronée car l’affaire s’est déroulée le 9 mai.




Aïn Médiouna, le massacre du 11 juin

Malgré les efforts incessants des troupes, le danger ne fait que croître. Début juin, les Rifains razzient la région comprise entre Aïn Médiouna, Bou Halima et Aïn Mâatouf. A Médiouna, ils canonnent le blockhaus de la source et contraignent les défenseurs à l’évacuer; un survivant réussit à rallier Aïn Aïcha. Quant au poste principal, une poignée de Sénégalais commandés par le lieutenant Bouscatier, il résiste au bombardement intense d’un 75 servi par un traitre français, ancien chasseur d’un Bataillon d’Afrique, déserteur à l’ennemi*, suivi de violents assauts; mais le 10 juin, il se trouve aux prises avec des adversaires de plus en plus nombreux et lance des signaux de détresse. Le bataillon Cazaban de la Légion reçoit mission de l’évacuer; il part dans la nuit et s’arrête à environ 1500 mètres. Comme la dernière partie de l’opération s’annonce très difficile, le commandant demande un officier et 30 hommes pour une pointe d’avant-garde; suivant leur habitude, tous les légionnaires se présentent. Il les désigne alors lui-même, ainsi que les lieutenants Guyon et Fain, auxquels se joindront clandestinement les lieutenants Beulaygues et Wable. Après une marche d’approche prudente, les légionnaires volontaires, soutenus par les tirs d’appui du bataillon, délogent les Rifains d’une olivaie et atteignent le poste qui est dégagé. A peine la troupe a-t-elle amorcé son retour, qu’une multitude de Rifains les encerclent. Longtemps, dans la vallée, les détonations trouent la nuit, puis le silence se fait peu à peu écrasant. Une émotion rageuse étreint le cœur de ceux qui attendent sur le plateau, qui ont espéré, puis douté, qui comprennent maintenant le drame. Cinq légionnaires survivants confirment le sanglant échec où tous les officiers ont péri. Grâce au sacrifice de ces braves qui ont attiré la riposte des Rifains sur eux, Bouscatier et ses Sénégalais survivants réussiront à rallier Aïn Aïcha. Il faudra attendre la soumission des Sanhadja de Mosbah, six mois plus tard, pour pouvoir réoccuper le poste d’Aïn Médiouna le 29 décembre 1925.
* Repris ultérieurement, ce déserteur fut traduit en conseil de guerre à Meknès. Ayant eu trois frères tués en 14-18, il sauva sa tête.



Mai-juin 1925, les combats d’Aïn Mâatouf

Au début de la grande attaque rifaine, des infiltrations gagnent rapidement la région d’Aïn Mâatouf; dans les derniers jours d’avril, une harka atteint la vallée du Leben et marche en direction de Tissa. La plupart des postes sont encerclés. Le colonel Freydenberg forme une colonne à Tissa pendant que l’aviation, aux ordres du colonel Armengaud, opère en masse dans le secteur Aïn Mâatouf - Bou halima - Bab Mizab. Une harka rifaine tentant de couper la voie ferrée de Taza, il devient urgent d’agir vers Aïn Mâatouf avec des forces suffisantes de manière à rassurer les Tsoul et les Branès tout en ravitaillant les postes menacés. On a vu que le 5, les partisans Tsoul et Branès réussissent pendant vingt-quatre heures à arrêter les Rifains qui cherchent à s’ouvrir la route vers le Sud. Le 8, le capitaine Mège, à la tête de son goum, parvient à Aïn Mâatouf où il réussit à délivrer le poste. A son arrivée, la garnison ne compte plus qu’un seul Français, le télégraphiste; le sergent, chef de poste, a été tué. Le 9 mai, la colonne Freydenberg se porte de gara Mezziat à Aïn Mâatouf, qu’elle ravitaille et évacue les blessés de l’attaque du 8. Pendant les jours qui suivent les deux colonnes vont enchaîner combats sur combats pour ravitailler les postes ou les évacuer. Les pertes en hommes et officiers sont sérieuses mais, malgré les tribus qui partent en dissidence, la troupe contient la poussée rifaine. Fin mai, Aïn Mâatouf est soumis à des attaques de plus en plus intenses ce qui nécessite une fois de plus l’intervention des colonnes. Le 8 juin, les Rifains razzient de nouveau la région comprise entre Aïn Médiouna, Bou Halima et Aïn Mâatouf où ils attaquent durement la garnison. Dans les semaines qui suivent, le Commandement s’attache, par tous les moyens, à bloquer l’invasion. Le 17, le bataillon de tirailleurs algériens Richard est envoyé à Aïn Mâatouf; les 500 hommes, aussitôt installés dans le fortin, sont coupés de l’arrière. Ce sont les avions qui, chaque matin, les ravitaillent en munitions. A partir du 23, Abdelkrim entreprend une formidable offensive en direction de Taza; environ 6000 fusils cherchent à pénétrer chez les Tsoul. Partout les troupes auxiliaires, soutenues par les automitrailleuses et les avions réussissent à contenir les envahisseurs en leur disputant le terrain pied à pied. Tous les postes du Leben sont encerclés, assiégés et entièrement coupés de l’arrière. Pendant que les forces mobiles luttent sans répit, la garnison d’Aïn Mâatouf doit soutenir, à maintes reprises, de furieux assauts. Le commandant Richard, blessé grièvement le 2 juillet , continue à diriger la défense; il refuse d’évacuer les hommes blessés à la suite d’un raid de nuit des partisans. La garnison devra attendre jusqu’au 20 juillet l’arrivée de la colonne Noguès pour être délivrée et relevée par des troupes fraîches. Les harkas rifaines, qui n’ont pas réussi dans leur entreprise, retournent dans leurs montagnes; au mois d’août 1925, la limite de la zone dissidente est reportée à trente kilomètres au Nord de la route Fès-Taza, après s’en être approchée à quelques kilomètres.

* Une stèle A la mémoire des braves glorieusement tombés au cours des combats livrés en 1925 dans la région Aïn Mâatouf - Aïn Médiouna fut dressée à côté de la source en bordure de la piste d’Aïn Mâatouf.



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Parcours historique Tissa - Aïn Mâatouf - Aïn Médiouna - Aïn Aïcha

Feuille NI-30-XIV-1 (Fès-Est)
Km 0. 34°17,84’N - 04°41,72’W. Kilomètre 48 de la route Fès - Taounate, embranchement pour Tissa.
Km 1,3. 34°17,53’N - 04°41,11’W. Col de Oulad Daoud, lieu d’un combat important.
Km 2. 34°17,37’N - 04°40,52’W. Sur le bord de la route à droite, à la sortie d’une faille, petits marais salants.
Km 3. 34°17,20’N - 04°38,90’W. Tissa. Cette ville est renommée pour sa foire agricole et sa fête du cheval qui se déroulent en octobre.
Continuer la route vers Ras el Oued, cap à l’Est.
Km 27,8. 34°23,52’N - 04°30,77’W. Embranchement pour la commune de Ras el Oued.
Km 34,2. 34°26’N - 04°30’W. A l’intersection, suivre la route par la gauche. La route de droite mène à Ouara (1 km).
Km 40,5. 34°26,07’N - 04°33,28’W. Village d’Aïn Mâatouf. Ruines de l’ancien bordj visible sur le piton rocheux.

Km 41,4. 34°26’N - 04°33,79’W. Ancien monument français, avec sa plaque d’origine en partie conservée. Source d’Aïn Mâatouf. Revenir au arrière.

Km 41,7. 34°26,07’N - 04°33,65’W. Prendre la piste à gauche en descente.
100 mètres plus loin, aux maisons, suivre la piste à droite en descente.
Km 43. 34°26,55’N - 04°33,12’W. Fourche, suivre par la gauche.
Km 45,7. 34°27,77’N - 04°33,92’W. Gué de l’oued Teharis et douar Oulad Amimar.
Km 48,3. 34°28,97’N - 04°33,32’W. Jonction avec une piste arrivant de droite, cap NNE.
Km 49. 34°29,25’N - 04°33,36’W. Jonction avec route. Prendre à droite.
Km 50,8. 34°29,96’N - 04°32,90’W. Centre d’Aïn Médiouna. Prendre la rue à 7 heures, cap SSW.
Km 51,4. 34°29,70’N - 04°33’W. Place de l’ancien bureau des A.I. d’Aïn Médiouna, maintenant remplacé par le caïdat. Le monument se trouvait sous les arbres en avant de la clôture côté vallée.
Retour en centre ville.
Km 66,5. 34°27,87’N - 04°41,26’W. Aïn Aïcha.

Vous avez peut-être remarqué dans les textes une quelconque erreur, n’hésitez pas à m’en informer et si vous pensez pouvoir compléter les textes ou les photos de ce site, vous êtes le bienvenu.
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Merci pour votre attention. Jacques Gandini.

Mise à jour le Dimanche, 21 Juillet 2013 17:47